RCA

36,00

Des années de photographies de William Daniels sur la République Centrafricaine, réunies en un livre pour raconter une histoire de ce pays.

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Description

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RCA – République Centrafricaine
William Daniels

19.3 x 25 cm
104 pages
56 images quadri
Bilingue anglais-français
36 €
Parution librairie 11 avril 2017

“C’est l’histoire d’un pays au nom étrange, que personne n’a jamais été capable de placer sur une carte, et qui a toujours vécu
au bord du gouffre.
Cette fois, cela a commencé un dimanche, le 24 mars 2013. La Séléka, coalition rebelle majoritairement musulmane venue du nord du pays, prend le pouvoir par un coup d’État. Des crimes sont commis. En face, les milices chrétiennes anti-balaka répondent aux exactions par des atrocités. Des dizaines de milliers de musulmans fuient la capitale, Bangui, et l’ouest du pays. La Centrafrique sombre dans la guerre civile. Je m’y suis rendu dix fois entre 2013 et 2016. J’ai photographié une guerre d’aujourd’hui qui reflète en miroir d’autres déchaînements de violence, d’autres crises humanitaires.

Le pays n’a pas soixante ans mais il a déjà connu cinq coups d’État. Parmi les présidents renversés, Jean-Bedel Bokassa, tyran mégalomane, empereur autoproclamé, qui en 1977 gaspilla au cours de son sacre, avec couronne et fourrure d’hermine, un cinquième du budget de l’État.
Avant son indépendance déjà, la Centrafrique, alors appelée Oubangui-Chari, était la « colonie
poubelle » de la France. Celle où l’on envoyait les plus mauvais administrateurs. Celle où certaines entreprises avaient recours au travail forcé pour exploiter les ressources.

Car le pays est riche : son sol fertile, ses minerais et ses forêts devraient permettre à la population l’accès à un niveau de vie décent. Il n’en est rien. Les mauvaises gouvernances d’une administration fantôme, la corruption, les crises à répétition, le pillage ont installé ce trou noir des cartes à la deuxième place des États les plus pauvres du monde.
Des milices armées maintiennent un climat d’insécurité permanente. L’impunité est totale et la jeunesse centrafricaine, désoeuvrée, constitue un réservoir inépuisable de chair à canon.

C’est l’histoire d’un pays en sursis.”